Bouger la France

Le blog de Marion Scappaticci pour tous ceux qui veulent bouger la France : envoyez vos propositions !

Eric Woerth a déclaré sur RTL qu’il souhaitait une réforme du régime de retraite des députés et sénateurs français.

Tout le monde doit se sentir concerné par la réforme des retraites. C’est en ce sens qu’Eric Woerth demande un effort aux parlementaires. «Il n’y a pas de raison que les parlementaires ne fassent pas d’efforts en matière de retraites, si les Français en font. Ils en sont bien d’accord», a-t-il déclaré sur les ondes de RTL, ce matin.

Alimenté à plus de 55% par des fonds publics, le régime de retraite des députés et des sénateurs permet de percevoir une pension très confortable, même si n’a été effectué qu’un seul mandat de cinq ans pour un député ou six ans pour un sénateur. Il est possible de cumuler en outre d’autres pensions au titre d’autres fonctions et les rêgles de reversion au conjoint et aux enfants en cas de décès sont également très favorables. Pour Henri Sterdyniak, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), «cela fait partie des «petits gadgets qu’il faut mettre en place pour que la réforme soit acceptable. Financièrement, elle n’aura aucun poids». Cette mesure concernerait 577 députés et 343 sénateurs.

Chaque député non réélu coûte désormais 417 120 euros sur 5 ans: merci Jean-Louis Debré

Jean-Louis Debré aurait fait voter à l’unanimité et dans le silence complet, une loi pour que désormais, un député non réélu touche pendant 60 mois au lieu de 6 son indemnité mensuelle nette qui est à ce jour – selon info sur site Assemblée nationale – de 5178 EUR, soit 6 952 EUR brut.

Chaque député non réélu coûte donc désormais aux Français 417 120 EUR sur 5 ans !

Bien entendu cette généreuse « indemnité chômage » est totalement inconditionnelle, et l’heureux bénéficiaire de cette jolie rémunération de 5 ans, n’est tenu à aucun engagement quelconque. Ce qui serait pourtant expressément demandé à un citoyen ordinaire…

Patrick Sebastien pointe son D.A.R.D

Le marquis de Sade s’adressait en ces termes aux Français : «Encore un effort si vous voulez être républicains». Patrick Sébastien a raccourci la devise en une tournure étonnamment désuète : «Efforçons-nous». De quoi ? De faire bouger les choses, de remettre l’humain au cœur de la société.  Patrick Sébastien, donc, se lance en politique. Pourquoi pas.

Mais pourquoi ? «Parce que l’autre soir je regardais dormir ma petite fille et je me suis dit qu’il fallait que j’me bouge sinon j’étais un lâche.» Certes…

Comment ? En animant un site internet participatif, Le-dard.com, qui recueille les propositions des citoyens. Elles seront ensuite triées et transmises aux candidats de la prochaine présidentielle sous la forme d’un «livre de promesses». Celui qui s’engagera à mettre en œuvre les propositions du Dard recevra les suffrages de tous ses adhérents.

Mais attention, le Dard n’est pas un parti, simplement «un rassemblement humaniste et citoyen de conscience et de pression» avec le statut d’association à but non lucratif.

Source: Libération

Poisson d’avril 2010: vers des retenues sur les indemnités des élus absents au conseil régional

Le conseil régional d’Ile-de-France a décidé le principe d’une retenue sur les indemnités des élus qui seraient trop souvent absents, a-t-on appris aujourd’hui,  jeudi 1er avril,  dans l’entourage du président Jean-Paul Huchon (PS). Si le principe est acquis, les modalités de ces retenues éventuelles sont en train d’être définies, a-t-on indiqué de même source. Ce sujet, qui doit faire l’objet d’une modification du règlement intérieur de l’assemblée régionale, sera examiné dès la séance plénière du 15 avril, a-t-on ajouté.

Source : TF1 et surtout le Cri du contribuable ;)

Faut-il supprimer le brevet des collèges?

Sur lefigaro.fr, les internautes répondent non à 70%. Pourtant, un rapport parlementaire réclame la suppression d’un examen jugé «bancal» et «baroque».

Le député Jacques Grosperrin rappelle que le brevet coûte 6,5 millions d’euros, pour un taux de réussite de 82%, malgré des consignes de correction qui devraient amener ce taux à 100%. Un symbole, donc, pour marquer la fin d’une scolarité obliga­toire. Mais un symbole auquel «les Français sont attachés», a rappelé hier le ministre de l’Éducation nationale Luc Chatel.

La suppression du brevet des collèges constituerait une grave erreur pour plusieurs raisons.

Supprimer le brevet masquerait le niveau réel des résultats de l’enseignement délivré. En particulier, cela permettrait d’éviter des constats gênants dans certaines banlieues et vis-a-vis de certaines populations dont l’intégration devrait passer par l’apprentissage de la langue, de la culture et de l’histoire de notre pays… Le problème de fond n’est en réalité pas le brevet, mais le délabrement de l’enseignement primaire qui devrait être fondateur, mais qui apparait  complètement en faillite…

En outre, les élèves seront incapables de se situer par rapport aux exigences d’une discipline littéraire ou scientifique. Désormais, la suppression du brevet s’inscrit dans une démarche pédagogique plus large qui est le remplacement d’une logique pédagogue par une autre. Plus de chronologie, plus d’événementiel,  plus de fondamentaux, rien, que du “savoir” que l’élève “construit lui-même”. On remplacera les cours (traumatisants pour ces pauvres chéris) par des “compétences” du genre “savoir raisonner”, “savoir argumenter”, “adopter une attitude citoyenne”, “suivre des consignes”, “savoir travailler en équipe”, “participer à une action de développement durable” et même “savoir être”… On ne note plus un savoir et des productions, mais on évalue la conformité des élèves à un moule pseudo-moderniste.

Et puis, si on continue dans ce sens, pourquoi ne pas donner le bac, qui lui aussi est donné…?

Paris tente l’expérience des mini-éoliennes (Le Figaro, 2/04/10)

Miser sur le vent pour produire de l’énergie propre en milieu urbain, c’est l’idée défendue par la capitale, où deux mini-éoliennes ont été inaugurées. Avec leur mètre soixante de haut, les mini-éoliennes qui trônent depuis une semaine sur un immeuble de Belleville dans le XXe arrondissement parisien ressemblent peu aux éoliennes traditionnelles. Leur technologie innovante est pourtant source d’espoir pour la Ville de Paris, désireuse de développer les énergies vertes.

Prêtés à la municipalité par la société Elena Energie qui les a conçus et construits, les deux appareils vont être testés pendant un an. Ils devraient produire l’équivalent des besoins en électricité de six foyers. «En une petite semaine, ces éoliennes ont déjà produit 275 kW/h, indique Yann Roye, responsable production et chantier chez Elena Energie. A titre de comparaison, une famille ne se chauffant pas à l’électricité consomme 4 000 kW/h par an».

L’introduction d’éoliennes sur les toits de la capitale s’inscrit dans une réflexion plus large menée à Paris sur le développement des énergies propres. «Nous souhaitons utiliser tous les potentiels énergétiques existants en ville pour réduire notre dépendance, et nous sommes ouverts à tout», explique Denis Baupin. Et le fait qu’un récent rapport parlementaire conduit par le député UMP Patrick Ollier, dénonce le manque de rentabilité de l’éolien ne l’inquiète pas, au contraire. «C’est justement le bon moment pour prouver les bénéfices de l’éolien face aux partisans du nucléaire», assure-t-il.

L’Observatoire des subventions rend ses propositions à l’Assemblée Nationale.

Les propositions de l’Observatoire des subventions :

  • Dénombrer et démembrer les « associations » qui sont des opérateurs publics en transformant les associations dont le financement est de plus de 75% public en établissements publics sur le modèle des établissements Publics de Coopération Culturelle (EPCC).
  • Création d’un montant plancher d’attribution de subvention
  • Renforcer lencadrement des subventions
  • Préciser les conditions du principe de subsidiarité entre l’Etat, les régions, les départements et les communes dans le versement des subventions
  • Soumettre une loi-cadre sur le financement des associations

Ces propositions sont au cœur de ma réflexion sur la rationalisation de la dépense publique dans le cadre de France à Venir.

J’y reviendrai très prochainement…

« Il y’a un manque évident de culture économique qu’il faut combler »

Dans le cadre de la réforme du lycée, tous les élèves de seconde vont bénéficier à la rentrée 2010 d’un enseignement d’économie avec, à la clef, une refonte des programmes que Luc Chatel nous présente. Jusqu’à présent, seuls 43 % d’entre eux suivaient les cours de sciences économiques et sociales.

Face à la polémique récurrente sur les programmes d’économie au lycée, jugés par les milieux patronaux trop négatifs vis-à-vis de l’entreprise, le gouvernement s’est mobilisé pour mieux sensibiliser les jeunes français à l’économie.

Le ministre de l’Éducation nationale a déclaré « Il y a un manque évident de culture économique qu’il nous faut absolument combler. Nous allons le faire, en présentant le monde économique dans toute sa diversité.» Avant d’ajouter que « l’entreprise est parfois vécue par les jeunes comme un monde hostile. A nous de la leur montrer dans son rôle d’acteur économique, de créateur de richesse, dans toutes ses dimensions, y compris sociale ».

Retrouvez ici l’intégralité de l’interview parue dans Les Echos du 25/03/2010.

69% des Français trouvent la société injuste

Selon un sondage Ifop pour Challenges publié vendredi 5 mars 2010, la société française est jugée “injuste” par 69% des personnes interrogées. Pour 46%, elle est “assez injuste”; 23% la trouvent “très injuste”. C’est chez les employés que le sentiment d’injustice est le plus fort. Ils sont 84% à trouver la société injuste; 39% la jugent “très injuste” et 45% assez injuste”.  Les ouvriers sont les plus nombreux (89%) à trouver la société injuste. Mais seuls 14% l’estiment “très injuste”; 75% sont d’avis qu’elle est “assez injuste”. En revanche, 54% de la catégorie profession libérale/cadre supérieur trouvent la société française “assez juste”. 46% la trouvent injuste (38% “assez injuste”, 8% seulement “très injuste”).

Parmi les situations injustes, 52% citent “les avantages liés au statut des dirigeants des grandes entreprises (parachute doré, retraite chapeau)”, bien plus que leurs “fortes rémunérations”, citées seulement par 28% des personnes interrogées. 35% citent “les bonus des traders”, 33% “les inégalités entre le privé et le public pour les retraites”, 18% “le bouclier fiscal”.

Un HLM en bois dans le 18ème arrondissement de Paris: qu’en pensez-vous?

Le Parisien nous  interpelle sur la création du premier immeuble HLM en bois qui va voir le jour dans le 18ème arrondissement. Il va accueillir bientôt ses premiers locataires. Abritant trois appartements en tout, il aura coûté un peu plus de 800 000 euros, soit 3 200 euros le mètre carré.

L’immeuble fait partie des programmes menés par la Siemp, la société HLM de la mairie de Paris chargée de la lutte contre l’insalubrité. « Ce petit programme, lancé en 2005, nous a semblé idéal pour tenter la première expérience de structure bois pour des logements HLM, explique Romain Lévy, élu PS du VIe arrondissement et Président de la Siemp. Cela prouve que c’est possible, c’est une première qui pourra servir d’exemple. »
Un chantier écolo

« L’avantage du bois est là, poursuit Romain Lévy : seules trois personnes sont nécessaires pour monter le bâtiment, à raison d’un étage par semaine ! Pas de bétonnière, pas de gravats, pas besoin de faire sécher, le chantier est plus écolo et surtout moins pénible pour les riverains. » Le coût du petit immeuble est de 822 000 _, soit 3 200 _ le mètre carré, contre 2 500 € en moyenne pour des bâtiments en béton. Mais pour la Siemp, le jeu en vaut la chandelle, c’est une façon de promouvoir la filière bois qui reste encore marginale pour les grands aménagements.